Assurance crédit immobilier : les séniors et les personnes malades peuvent aussi réaliser des économies

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C’est la bonne nouvelle de ce début d’année pour les détenteurs de crédit immobilier. Depuis la décision rendue par le Conseil constitutionnel en janvier, les emprunteurs ont la possibilité de changer d’assurance chaque année, ce, quelle que soit la date de souscription de leur crédit.

Cette mise en concurrence est possible à la date anniversaire du contrat. Dès lors qu’un détenteur de crédit déniche un contrat d’assurance moins cher et offrant le même niveau de garantie que le contrat proposé par sa banque, cette dernière ne peut lui refuser de changer d’assurance.

Changer d’assurance permet ainsi de réaliser des économies de l’ordre de 10 à 50%. Or contrairement à une idée reçue, les jeunes emprunteurs bien portants ne sont pas les seuls à avoir intérêt à faire jouer la concurrence. Ces dernières années, les assurances alternatives ont aussi établi des tarifs ultra-compétitifs pour les séniors et emprunteurs présentant des risques de santé, face aux offres mutualisées des banques.

Cas de séniors

1. Un couple de retraités de 65 ans, emprunte aujourd’hui 70.000 euros sur 10 ans pour financer une résidence secondaire.

Notre couple, qui emprunte sur une courte durée, peut obtenir un taux de crédit compétitif de 1,40%. Le taux de l’assurance de la banque reste toutefois élevé, car les établissements bancaires se montrent d’une manière générale plus frileux avec les publics de plus de 65 ans. En faisant jouer la concurrence, notre couple pourra donc réaliser une belle économie. Gain total : 8.590 euros sur 10 ans.

2. Un couple de cadre et non cadre, de 55 ans, veut emprunter 100.000 euros sur 15 ans pour financer sa résidence secondaire en vue de sa retraite.

Là encore, le taux du crédit bancaire – 1,30% – reste très attractif. Sur le taux de l’assurance, l’écart est moindre que dans le cas précédent, car les banques sont plus compétitives sur les emprunteurs de 55 ans que sur les publics âgés.

3. Un couple de cadres, nés en 1958, a emprunté 150.000 euros sur 20 ans en 2008. A 60 ans, ils veulent profiter de la nouvelle loi pour faire jouer la concurrence sur leur assurance, sachant qu’il leur reste 10 ans de crédit à rembourser.

C’est un contre-exemple. Notre couple d’emprunteur a souscrit son crédit à une période où les taux des crédits immobiliers étaient beaucoup plus hauts qu’aujourd’hui (3,95% sur 20 ans), ce qui permettait alors aux banques d’être plus agressives sur l’assurance. Du coup, faire jouer la concurrence aujourd’hui lui ferait même perdre de l’argent.

4. Un couple de cadres, nés en 1963, a emprunté 120.000 euros sur 15 ans en janvier 2014. Quatre ans plus tard, ils souhaitent changer d’assurance. Ils ont 55 ans.

L’écart de taux est faible. La différence de coût s’explique ici avant tout par le mode calcul. Alors que les banques s’appuient généralement sur le capital initial pour facturer l’assurance, les assureurs calculent leurs primes sur le capital restant dû. Ce qui mécaniquement réduit la facture dans notre exemple, l’emprunt courant déjà depuis plusieurs années.

Cas d’emprunteurs avec risque de santé

1. Un cadre de 44 ans, atteint d’un mélanome, a emprunté 220.000 euros sur 20 ans en 2006. Il cherche aujourd’hui à faire jouer la concurrence pour réduire le coût de son assurance.

Lorsqu’il avait souscrit son crédit en 2006, notre acheteur avait écopé d’une surprime sur son assurance. Douze ans plus tard, le jeu de la concurrence lui profite à plein : en passant par une assurance alternative, il efface la surprime, d’autant qu’il bénéficie du droit à l’oubli au bout de 10 ans dès lors que le malade n’a pas connu de rechute. Pour notre emprunteur, l’économie est de 13.567 euros sur le coût de son assurance.

2. Un cadre de 41 ans, atteint d’un diabète de type 2, a emprunté 100.000 euros sur 20 ans en février 2017. Il veut changer d’assurance aujourd’hui.

Là encore, notre emprunteur atteint de diabète s’était vu appliquer une surprime par sa banque. Un an plus tard, il peut néanmoins bénéficier d’un taux beaucoup plus compétitif en passant par une assurance alternative

3. Un cadre, né en 1972, atteint du VIH, a emprunté 153.683 euros sur 18 ans en février 2017 via la convention Aeras. Il veut réduire son coût d’assurance aujourd’hui.

Même si la loi plafonne les surprimes pour les emprunteurs atteints du VIH, l’assurance de notre cadre atteignait tout de même 1,7% ! En passant par une assurance spécialisée, ce taux tombe à 0,53%.

 

 

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Source : capital.fr

 

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