Une remontée des taux qui n’effraie personne

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Seuls 28 % des Français souhaitant acquérir un bien immobilier pourraient accélérer leur projet en raison d’une « possible remontée des taux de crédit ». Ils sont donc 72 % à se montrer impassibles. Sans pour autant ignorer l’orientation des taux, puisque la moitié des Français estiment que les taux vont « augmenter » ou alors « se stabiliser ».

Le taux joue dans les opérations de court terme

Une majorité de Français voient l’immobilier comme une « épargne de long terme », voire « un moyen de préparer sa retraite » (73 %). En d’autres termes, l’immobilier est vécu comme le projet d’une vie et une protection contre une baisse de pouvoir d’achat après la retraite, indépendamment du montage financier.

Le facteur taux redevient en revanche central sur des opérations opportunistes de court terme et ne nécessitant pas de déménager : les Français ont ainsi parfaitement saisi l’opportunité des taux bas pour renégocier leur crédit. Au total, 47 % de ceux ayant souscrit un emprunt immobilier ont renégocié leur crédit et 20 % supplémentaires envisagent encore de le faire. Autre certitude, lorsqu’ils se sont bien décidés à franchir le pas et à emprunter, les Français considèrent le niveau des taux comme « le critère le plus déterminant ».

D’autres postes de coûts

En moyenne, ils considèrent que, à partir d’un taux de 3,4 %, l’emprunt immobilier « ne vaut plus la peine ». Avec des crédits immobiliers actuellement à 1.56% en moyenne (selon l’observatoire Crédit Logement/CSA), les banques ont de la marge !

Le niveau des taux arrive loin devant la durée de l’emprunt (43 %) ou le montant des frais de dossier. Les français omettent malgré tout d’autres postes de coûts, pourtant tout aussi élevés sur la durée. L’assurance-emprunteur n’est ainsi mentionnée comme « critère déterminant » que par 15 % des personnes interrogées. Or, depuis le 1er mars dernier, une nouvelle disposition permet la résiliation annuelle de l’assurance-emprunteur (pour les nouveaux contrats seulement).

Certains emprunteurs pourraient ainsi quitter leur contrat groupe (proposé par la compagnie d’assurances filiale de leur banque prêteuse) pour un contrat alternatif potentiellement moins onéreux. Obtenue après bien des rebondissements, cette mesure reste pourtant méconnue : 63 % des Français n’en ont pas « entendu parler » et 28 % n’ont pas « l’intention d’effectuer cette démarche ».

Source : lesechos.fr
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